Victimes de violences psychologiques : Nous ne sommes pas folles !

Blogue les Mots de Myra

Victimes de violences psychologiques : Nous ne sommes pas folles !

Est-ce que les victimes de violences psychologiques sont folles ?
NON.

Nous entendons à peine parler de violence psychologique dans les médias. Lorsque c’est le cas, celle-ci est toujours placée dans un contexte de violence conjugale. Ce qui est dommage, est que la violence conjugale équivaut dans la tête de la majorité des gens à de la violence physique, pourtant il n’en est rien.

La violence conjugale est de la violence sous différentes formes dans un contexte d’une union (marié, conjointe, blonde). Bonne nouvelle, nous en parlons de plus en plus. La question que je me pose est celle-ci : Faut-il avoir des bleus sur le corps ou des marques au visage pour que l’on puisse croire les victimes de violence psychologique ? Malheureusement, il semble qu’il serait beaucoup plus facile d’être crue et prise au sérieux, si c’était le cas.
Mais de quoi parle-t-on au juste ?

Beaucoup de gens ne savent pas vraiment ce qu’est la violence psychologique. Il y a d’ailleurs très peu d’informations réellement claires sur le sujet. D’autant plus que même si nous avons l’intuition que nous vivons quelque chose dans notre couple, quelque chose qui n’est pas normal, il est à parier que nous n’aurons pas le réflexe d’aller visiter M. Google pour effectuer une recherche. Encore moins, sur des sites de violences conjugales.

Le hic avec la violence psychologique est qu’elle est très bien camouflée, souvent faite également dans l’intimité comme de la violence physique. Dans les faits, elle est insidieuse et malheureusement récurrente. C’est le but premier de l’agresseur pour garder la personne sous contrôle.

Celle-ci se dissimule dans des gestes et des mots qui au tout début, semblent parfaitement anodins, voir presque innocentes. Mais à force de répétition, l’addition donnera un mal grandissant, et une destruction lente mais réelle pour la personne qui la subit.
Oui Oui. Réelle.

Quels actes, quels mots dissimulent la violence psychologique?
• Dénigrer / dévaloriser : « De toute manière tu es incapable, tu ne fais jamais rien de bien »
• Discréditer: « Tu dis n’importe quoi »
• Insulter / humilier : « Tu ne ressembles à rien »
• Menacer / faire du chantage : « Si tu en parles, tu ne verras plus tes enfants »
• Oublier (volontairement) : « Non, je ne me souviens pas que tu aies pris des vacances, quoi qu’il en soit je me retrouve sans personne, donc… »
• Accuser / reprocher : « C’est de ta faute si rien ne va entre nous »
• Fausse plaisanterie : « Au fait, tu es viré ! Non je rigole ! »
• Ignorer / indifférence

À la lecture des lignes précédentes, pouvons-nous et devons-nous nous posez cette question : suis-je moi-même victime / auteur(e) de violence psychologique ? Pour essayer d’y répondre, nous allons décortiquer les mécanismes qui sous-tendent la violence psychologique. Peut-être bien que oui.

Dans une société où nous parlons encore beaucoup trop peu de la violence que subissent les femmes peu importe la forme, les personnes victimes de violence psychologiques doivent-elles faire leurs preuves pour être crues ? Il n’est toujours pas évident de dire que nous sommes ou nous avons été victimes de cette forme de violence au Québec, en 2018. Est-ce que l’entourage prend celles-ci au sérieux lorsqu’elles racontent les faits et gestes dont elles sont victimes ? Pas toujours.

Est-ce que les autorités, que nous parlions de policiers, procureurs, juges ou tout intervenant dans le système juridique ? Je n’en suis pas du tout certaine. Tout d’abord, tous manquent principalement de formations pour bien reconnaitre cette forme de violence.
Et puis, après tout, les victimes sont peut-être toutes de bonnes comédiennes ?

Comme s’il était facile pour une victime de cette forme de violence, souvent anéantie et manquant d’estime et de confiance en soi, de se lever, de prendre son courage et de dénoncer les gestes et les comportements.
Simplement, ce qu’on lui a fait.

Mais bien sûr, nous n’avons pas de bleues sur le corps.

Je te recommande ce livre :Comprendre la violence dans les relations amoureuses de Joane Turgeon.

Je t’invite à lire cet excellent livre de Mme Marie-France HIRIGOYEN, Le Harcèlement Moral : la violence perverse au quotidien.

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Myrabelle Poulin

Mère, rédactrice, auteure, amoureuse de la vie et particulièrement des félins. Entrepreneure depuis plus de 20 ans et propriétaire de l’entreprise Humanimalité Inc. Suite à de nombreuses relations amoureuses très douloureuses, mais combien positive pour ce qu’elles ont enseignées, est né le concept de cette nouvelle entreprise, Les Mots de Myra. Mettre à profit les expériences, afin qu’elles soient maintenant porteuses d’un bagage positif à des femmes, ayant vécues de la violence et qui décident un jour, de changer leur vie, et d’en reprendre le contrôle, de retrouver leur propre pouvoir ! Même si nous sommes victimes de violences et d’abus peu importe la forme, nous pouvons aussi faire le choix de ne plus être une « victime ». Ose Être à nouveau tout comme moi ! Myrabelle

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Cathy

Ce texte me parle, notre fils vit avec une pn, cela fait des annees qu on lui dit qu il y a un probleme et ne veut rien entendre il lui donne raison, nous avons tous les tords, elle l a monte contre nous en se servant de leur bebe et il a fini par ne plus venir nous voir pendant plus d un an, il est revenu il y a un mois, elle avait tout mit en place pour le detourner de nous et elle le poussait quand même à revenir vers nous, elle soufflait le chaud et le… Lire la suite »