Les différentes formes de violence

Les différentes formes de violence

Les différentes formes de violence

Il n’est pas toujours facile de prendre conscience que nous subissons (ou que nous avons été victime) de certaines formes de violence. Certaines sont plus difficiles à identifier que d’autres.

Les femmes croient souvent à tort qu’elles ne sont pas victimes, principalement dans de violence conjugale ; elles confondent souvent violence conjugale et désir de contrôle de leur partenaire.

À l’instar de la violence, le contrôle est bien un moyen choisi pour prendre du pouvoir sur l’autre, afin de le contraindre à penser et à agir comme l’autre personne le veux.

Si tu as l’impression de « marcher sur des œufs » de façon continuelle, et de mettre beaucoup d’énergie pour faire baisser la tension, il y a un problème, et tu te dois à toi-même avant tout de faire quelque chose, de poser un geste.

La violence dans les relations amoureuses est un ensemble de comportements, d’actes, d’attitudes de l’un des partenaires ou ex-partenaires qui visent à contrôler et à dominer l’autre. Elle peut prendre différentes formes telles que la violence psychologique, verbale, économique, sexuelle, physique, sociale qui sont les principales et les plus répandues.

N’oublie jamais ceci (je cite un extrait du livre de Mme Joane Turgeon)
« La violence peut permettre d’exerce un pouvoir illégitime dans toutes les relations interpersonnelles. Quel que soit le type de relation, quelqu’un peut s’imposer par la violence et refuser l’influence de l’autre. Il n’est pas facile de s’en rendre compte, mais les effets en sont extrêmement néfastes pour la victime.»

La violence physique
La violence physique comprend des comportements comme donner des coups de poing ou pieds, frapper avec ou sans objet, gifler, pousser, lancer au sol ou contre un mur, lancer des objets sur l’autre, brûler, secouer, mordre, tirer les cheveux, serrer ou tordre les bras, pincer, empoigner, soulever de terre, plaquer, écraser, immobiliser, attacher, retenir de force, séquestrer, priver de nourriture ou d’eau, étrangler, agresser avec une arme, etc. La violence physique peut aller jusqu’au meurtre.

La violence psychologique
La violence psychologique n’a pas besoin de paroles pour arriver à ses fins et objectifs. Cette violence est très sournoise à détecter. Lever les yeux au ciel quand la victime est en train de s’exprimer, pousser des soupirs excédés, lui tourner le dos pour rompre le contact, la regarder avec dédain, l’ignorer, bouder ou lui imposer le traitement de silence, ne pas écouter la victime, démontrer de l’indifférence.

Dans certains cas, les comportements de contrôle sont nombreux ; empêcher la victime de sortir de la maison en cachant ses clés, annuler des rendez-vous sans la consulter, arrivé à l’improviste pour la prendre en défaut, surveiller son emploi du temps, etc.

Elle s’exerce aussi par des comportements comme frapper es murs, lancer ou briser des objets, faire peur, conduire trop vite ou dangereusement. Elle peut aussi prendre la forme de : « Regarde ce que tu m’as fait faire » Le regard menaçant qui indique un message clair : « Si tu fais ceci ou si tu dis cela, ça va aller mal pour toi.»

La violence verbale
La violence verbale peut être considérée comme de la violence psychologique, mais elle utilise spécifiquement des mots ou des cris pour contrôler la victime. Insultes et injures de toutes sortes, mépris, dénigrement des capacités intellectuelles, de santé mentale, de ses idées (niaiseuses), de sa façon de s’exprimer, mensonges, refus de communiquer, ridiculiser son enthousiasme etc.

Elle peut parfois être plus subtile (allez chérie, prouve moi que tu m’aimes autant que moi) ou vulgaire (Sale putain). Interrompre constamment une personne, lui dire de se taire ou de réfléchir avant de parler, faire des commentaires désobligeants et négatifs en public.
Sous le couvert de la blague, il est aussi facile d’humilier ou de ridiculiser une personne (cause toujours…ben oui, ben oui…).

Elle peut aussi se manifester dans le contexte de la violence conjugale dans le dénigrement de la victime, émotions, de son corps, des critiques constantes sa façon de penser, cuisiner, s’habiller, élever les enfants, railleries, moqueries et sous forme de cris et de menaces de toutes sortes (je vais te tuer) etc.

La violence économique et matérielle
La violence économique et matérielle s’exerce par le biais de comportements violents qui touchent les finances et les biens matériels de la victime et qui nuisent à sa situation financière. S’approprier les cartes bancaires ou de crédit d’une personne sans son autorisation ou avec son autorisation signée sous la menace, forcer quelqu’un à révéler son NIP, obliger une personne à remettre ses chèques de paie, forcer quelqu’un à contracter des emprunts.

La violence sexuelle
La présente de cette violence est reconnue depuis longtemps en contexte de violence conjugale. Elle s’exerce par différents comportements tels qu’attouchements, gestes sexuels non désirés, pénétration non désirée, relations sexuelles anales ou orales imposées.
Elle peut également comporter les insultes, injures, morsures ou coups pendant les relations sexuelles, viol, refus du condom ou bris volontaire, relations sexuelles en étant séquestré ou attaché de force, imposition d’objets d’accessoires, ou de tenues vestimentaires, imitation forcé de films pornographiques, imposition de position dégradantes, exploitation sexuelles à des fins lucratives, contrainte à la prostitution, etc.
Une relation sexuelle forcée, prise par surprise, endormie, dans une relation de couple est un viol conjugal.

La violence sociale ou relationnelle
La violence sociale ou relationnelle est présente lorsqu’une personne utilise des comportements violents pour contrôler les relations qu’une autre personne entretient ou pourrait entretenir avec d’autres (amis, collèges, voisins, membre de la famille, etc.). Ces comportements peuvent s’adresser directement à la personne ou interférer dans les contacts de celle-ci.

Pour nuire aux contacts de la victime, les agresseurs peuvent filtrer ou surveiller les appels téléphoniques, courrier, courriels, messages textes, retirer le cellulaire, empêcher le contact avec les réseaux sociaux, répondre à leurs proches ou voir ceux-ci.

Tous les moyens sont bons pour isoler la victime et briser le lien avec ses proches, comme par exemple, le chantage affectif : « tu aimes ta collègue plus que moi, ton amie a une mauvaise influence sur toi…»

Un excellent livre à consulter : Comprendre la violence dans les relations amoureuses de Joane Turgeon (M.Sc.Ps.)
Je t’invite également à aller visiter notre page Ressources. https://lesmotsdemyra.com/la-mission/ressources/

Ces livres sont également très aidants :

Les manipulateurs sont parmi nous d’Isabelle Nazare-Aga
Les manipulateurs et l’amour d’Isabelle Nazare-Aga
Échapper aux manipulateurs de Christel Petitcollin
Divorcer d’un manipulateur de Christel Petitcollin

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Myrabelle Poulin

Mère, rédactrice, auteure, amoureuse de la vie et particulièrement des félins. Entrepreneure depuis plus de 20 ans et propriétaire de l’entreprise Humanimalité Inc. Suite à de nombreuses relations amoureuses très douloureuses, mais combien positive pour ce qu’elles ont enseignées, est né le concept de cette nouvelle entreprise, Les Mots de Myra. Mettre à profit les expériences, afin qu’elles soient maintenant porteuses d’un bagage positif à des femmes, ayant vécues de la violence et qui décident un jour, de changer leur vie, et d’en reprendre le contrôle, de retrouver leur propre pouvoir ! Même si nous sommes victimes de violences et d’abus peu importe la forme, nous pouvons aussi faire le choix de ne plus être une « victime ». Ose Être à nouveau tout comme moi ! Myrabelle

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