Le gouvernement veut entendre les victimes enfin, MAIS…

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Le gouvernement veut entendre les victimes enfin, MAIS…

Le gouvernement souhaite enfin consulté les victimes, c’est en soi une excellente idée. Certaines d’entre nous attendaient ce moment depuis fort longtemps pour parler, pour expliquer, pour élever notre voix.

Pour d’autres, découragées et dégoutées de nombreuses d’années d’abus tant par leur agresseur que par le système de justice, elles ne parleront pas ou plus.

Va donc pour les consultations au niveau du provincial. Il ne faudrait par contre ne pas oublier la responsabilité du fédéral dans tout ça ; Plusieurs violences conjugales ne sont tout simplement pas criminalisées. Donc, même si le gouvernement de l’CAQ améliore le système par les policiers, inspecteurs, procureurs et tribunaux, beaucoup de victimes ne pourront tout simplement pas plus être écoutées par ce système amélioré. Il ne faudrait donc pas donner de faux espoirs aux victimes.

La violence psychologique n’étant pas encore reconnue au Canada dans le code criminel, tout comme dans certains pays soit en autres, la France, l’Angleterre et le Pays de Galles qui a déjà fait un pas de plus, et qui ont déjà criminalisé la violence psychologique afin de mieux protéger les femmes victimes de violence conjugale.

Il est fort dommage que la violence psychologique soit encore très peu connue et très peu discutée chez nous. Elle est pourtant le dénominateur commun de toute forme de violence, que nous parlions de violence verbale, sexuelle, physique et financière. Sous le terme encore presque inconnu pour la majeure partie de la population, mais vécue par la majorité des femmes victimes de violence conjugale ; le fameux contrôle coercitif.

La violence psychologique est le fait que le conjoint dénigre, insulte, intimide, isole, surveille, accuse, lance et/ou détruit des objets, menace de tuer ou de blesser, menace de partager des images intimes, menace de tuer ou de blesser un enfant, contrôle les finances de sa conjointe et contraint celle-ci par une pression psychologique à avoir des relations sexuelles. Tout cela n’a qu’un seul but : Accentuer son contrôle et sa domination sur sa conjointe.

Il serait pourtant le temps de s’y pencher, puisque la violence psychologique cause des tord parfois même irréparable. Non seulement celle-ci entraine une souffrance énorme aux victimes, mais celle-ci entraine également un coût financier à la société, car en plus, elle n’est pas identifiée à temps. Les victimes de violence psychologique ne sont pas aidés par IVAC, ce qui les plongent en plus dans une longue agonie également financière…imaginons les autres victimes qui tentent de se guérir par elles-mêmes.

La violence psychologique entraîne un psychotraumatisme important se traduisant par divers symptômes nécessitant des soins à long terme : anxiété, angoisse, hypervigilance, insomnies, douleurs, dépersonnalisation, dépression, le risque suicidaire, trouble de stress post-traumatique, des troubles du comportement, perte de confiance et d’estime de soi, pour ne nommer que ceux-ci.

Il est temps en tant que société, de revoir le système de justice dans l’ensemble et non seulement par petits bouts. Quel chemin sommes-nous prêts à emprunter pour qu’enfin les victimes de violence conjugale soient crues, soutenues et que justice soit (enfin) faite? C’est à suivre…

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Myrabelle Poulin

Mère, rédactrice, auteure, amoureuse de la vie et particulièrement des félins. Entrepreneure depuis plus de 20 ans et propriétaire de l’entreprise Humanimalité Inc. Suite à de nombreuses relations amoureuses très douloureuses, mais combien positive pour ce qu’elles ont enseignées, est né le concept de cette nouvelle entreprise, Les Mots de Myra. Mettre à profit les expériences, afin qu’elles soient maintenant porteuses d’un bagage positif à des femmes, ayant vécues de la violence et qui décident un jour, de changer leur vie, et d’en reprendre le contrôle, de retrouver leur propre pouvoir ! Même si nous sommes victimes de violences et d’abus peu importe la forme, nous pouvons aussi faire le choix de ne plus être une « victime ». Ose Être à nouveau tout comme moi ! Myrabelle

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